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Définition

KYC : définition

Aussi appelé : Know Your Customer

Le KYC (Know Your Customer, ou connaissance du client) est la procédure par laquelle une entreprise financière vérifie l'identité de ses clients et évalue leur profil de risque, une obligation centrale de la lutte contre le blanchiment.

Thème : Réglementation

KYC : comment ça marche ?

Lors de l'ouverture d'un compte sur une plateforme d'échange ou chez un prestataire de services sur cryptoactifs, l'utilisateur doit généralement fournir une pièce d'identité, parfois un selfie ou une courte vidéo, et un justificatif de domicile. La plateforme vérifie ces éléments, contrôle que la personne ne figure pas sur des listes de sanctions et peut demander l'origine des fonds pour les montants importants. Ces informations servent à évaluer le niveau de risque du client et à surveiller ensuite ses opérations, ce qu'on appelle la vigilance continue.

Le KYC découle des règles de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, inspirées des recommandations du GAFI. Dans l'Union européenne, les prestataires agréés sous MiCA y sont soumis, comme les banques. Les protocoles DeFi purement décentralisés n'imposent généralement pas de KYC, mais les points d'entrée et de sortie entre monnaie classique et cryptos en exigent presque toujours un. Le KYC permet aussi de rattacher un compte à une identité réelle en cas d'enquête ou de réquisition d'une autorité.

Un exemple concret

Imaginons que Marc ouvre un compte sur une plateforme régulée pour acheter ses premières cryptos. Il photographie sa carte d'identité, enregistre une courte vidéo de son visage et répond à quelques questions sur sa profession. Quelques mois plus tard, il veut déposer une somme importante issue de la vente d'un bien : la plateforme lui demande alors un justificatif de l'origine de ces fonds.

Les risques à connaître

Le KYC implique de confier des documents sensibles à un tiers, exposés en cas de fuite de données. Des escrocs se font aussi passer pour des plateformes et réclament des vérifications d'identité afin de voler des documents. Il convient de ne transmettre ses pièces que sur le site ou l'application officiels, jamais via un lien reçu par message.

À ne pas confondre avec

  • AML : L'AML désigne l'ensemble du dispositif de lutte contre le blanchiment, dont le KYC n'est que l'étape d'identification des clients.
  • FATF Travel Rule : La Travel Rule impose de transmettre les informations sur l'émetteur et le bénéficiaire d'un transfert, alors que le KYC concerne l'identification de ses propres clients.
  • zkID : Les identités à divulgation nulle de connaissance permettent de prouver un attribut sans révéler tout son dossier, une approche qui peut compléter le KYC sans le remplacer.

Questions fréquentes sur KYC

Peut-on acheter des cryptos sans KYC ?

Certains outils décentralisés ne demandent pas d'identité, mais la plupart des services qui convertissent des euros en cryptos y sont tenus par la loi. Les offres sans KYC de plateformes centralisées sont souvent non autorisées et doivent susciter la méfiance.

Pourquoi une plateforme redemande-t-elle des documents ?

Les obligations de vigilance sont continues : un document expiré, un changement de situation ou des opérations inhabituelles peuvent justifier une mise à jour. Il faut toujours vérifier que la demande vient bien de l'application officielle.

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