Le principe consiste à lier des autorisations non pas à une personne ou à une adresse fixe, mais à un jeton non fongible. Un smart contract vérifie, au moment de l'action, qui possède le NFT concerné, et n'accorde le droit qu'à ce propriétaire. Les permissions suivent donc le NFT lorsqu'il change de main, sans qu'un administrateur ait besoin de mettre à jour une liste.
Cette logique est souvent associée au standard ERC-6551, qui attribue un compte de type smart contract à chaque NFT. Le NFT devient alors le titulaire d'un portefeuille capable de détenir d'autres actifs et d'agir on-chain. Les usages possibles vont de la gestion d'un abonnement transférable à la délégation de droits d'administration dans un jeu, en passant par la représentation d'une clé d'accès numérique ou d'un droit de vote rattaché à un objet.
Un exemple concret
Imaginons qu'un studio de jeu vidéo émette des NFT représentant des guildes. Le contrat du jeu autorise uniquement le détenteur du NFT Guilde n°12 à recruter des membres et à dépenser le trésor de cette guilde. Si Alice vend ce NFT à Bruno, c'est Bruno qui obtient instantanément ces pouvoirs, et Alice les perd.
Les risques à connaître
Le vol ou la vente par erreur du NFT entraîne la perte de toutes les permissions liées, parfois accompagnées des actifs détenus par son compte. Les contrats qui gèrent ces droits doivent être audités avec soin, car une erreur de vérification peut accorder des pouvoirs à la mauvaise adresse.
Questions fréquentes sur Token-bound permissions
Que se passe-t-il si je vends un NFT qui porte des permissions ?
Les permissions suivent le NFT : l'acheteur en hérite automatiquement et le vendeur les perd. Il convient donc de vérifier ce qui est attaché au NFT avant toute vente.
Les token-bound permissions fonctionnent-elles sans ERC-6551 ?
Oui. Tout smart contract peut vérifier la propriété d'un NFT avant d'autoriser une action. ERC-6551 n'est qu'une manière standardisée d'aller plus loin en dotant le NFT de son propre compte.