Dans une collection classique, le créateur fixe un nombre maximal d'exemplaires. Dans une open edition, c'est la durée qui est limitée, pas la quantité. Pendant la période de vente, de quelques heures à quelques jours, n'importe qui peut minter la même œuvre à un prix généralement fixe et souvent modeste. À la clôture, la fonction de mint est désactivée et le nombre total d'exemplaires devient définitif.
Ce format permet à un artiste de toucher un large public et à chacun d'obtenir l'œuvre sans entrer dans une course au mint. Les open editions servent souvent à célébrer un événement, à constituer une communauté ou à donner accès à des avantages ultérieurs. Comme les exemplaires sont tous identiques, ils sont souvent émis avec le standard ERC-1155, conçu pour les jetons à plusieurs exemplaires.
Un exemple concret
Un photographe met en vente une open edition de l'une de ses images pendant 48 heures, à un prix fixe. À la fin de la période, 3 200 personnes ont minté un exemplaire. Personne ne peut plus en créer de nouveau : l'édition est close avec 3 200 copies, un chiffre que personne ne connaissait au moment du lancement.
Les risques à connaître
Comme l'offre finale peut être très élevée, la revente sur le marché secondaire peut se faire à un prix inférieur au prix de mint. Il faut aussi vérifier que la fonction de mint est bien fermée à la fin de la période, faute de quoi l'émission pourrait reprendre et diluer les détenteurs.
Questions fréquentes sur Open edition
Combien d'exemplaires compte une open edition ?
Ce nombre n'est pas fixé à l'avance : il correspond au total des mints effectués pendant la fenêtre de vente et devient définitif à la clôture.
Une open edition peut-elle prendre de la valeur ?
Sa valeur dépend uniquement de la demande sur le marché secondaire. Le nombre d'exemplaires souvent élevé rend le prix incertain, et rien ne garantit qu'il dépasse le prix de mint.