La DSA participe à CoinDesk Policy & Regulation 2026

La Digital Sovereignty Alliance, ou DSA, a participé à la conférence CoinDesk Policy & Regulation 2026 organisée le 22 septembre à Washington, D.C.

L'événement réunissait des responsables issus du droit, de la conformité, des politiques publiques, du gouvernement et de l'industrie des actifs numériques.

La DSA était représentée par Molly Woodman, Senior Policy Advisor de l'organisation.

Le débat a porté sur la manière dont la transparence des blockchains publiques et les progrès de l'analyse onchain peuvent renforcer la surveillance de la criminalité financière.

Un panel centré sur la finance illicite

La session intitulée "The Future of Monitoring Illicit Finance on Public Blockchains" s'est concentrée sur les outils et méthodes permettant de détecter et suivre les activités financières illicites sur les réseaux publics.

Molly Woodman était accompagnée de David Feder, Partner chez Fenwick & West LLP, et de Sarah Ward, Chief Legal and Administrative Officer chez Chainalysis.

La discussion était modérée par John Hurston, General Counsel de TRON.

Les principaux participants au panel
ParticipantOrganisation et rôle
Molly WoodmanSenior Policy Advisor, Digital Sovereignty Alliance.
David FederPartner, Fenwick & West LLP.
Sarah WardChief Legal and Administrative Officer, Chainalysis.
John HurstonGeneral Counsel, TRON, modérateur.

La transparence des blockchains publiques au coeur du débat

Contrairement à une idée répandue, les blockchains publiques laissent une trace durable et consultable de nombreuses transactions.

Cette caractéristique permet aux outils d'analyse spécialisés de suivre certains flux, d'identifier des comportements atypiques et de reconstruire des chemins de transaction.

Les participants ont présenté cette transparence comme un atout potentiel pour la lutte contre la criminalité financière.

Qu'est-ce que l'analyse onchain ?

L'analyse onchain consiste à exploiter les données enregistrées directement sur une blockchain. Elle peut servir à suivre des fonds, relier des adresses entre elles, identifier certains schémas de transaction ou compléter des enquêtes de conformité. Ces analyses ne suffisent toutefois pas toujours à identifier une personne sans données supplémentaires provenant d'exchanges, banques ou autorités.

Une coopération entre secteur privé et autorités

Le panel a également insisté sur la nécessité de coordonner les efforts entre acteurs privés et autorités publiques.

Les fournisseurs de données blockchain, institutions financières, exchanges, régulateurs et services d'enquête détiennent chacun des informations différentes.

Le partage de données dans un cadre légal approprié peut faciliter l'identification et le suivi de flux suspects.

Chainalysis apporte l'angle de l'analyse blockchain

La présence de Chainalysis illustre le rôle croissant des sociétés spécialisées dans l'analyse de transactions blockchain.

Ces entreprises développent des outils utilisés notamment par les institutions financières, les plateformes crypto et certaines autorités.

Leur travail consiste entre autres à cartographier des flux et à attribuer certaines adresses à des services ou catégories d'activité lorsque les données disponibles le permettent.

La dimension juridique avec Fenwick & West

La participation de Fenwick & West apporte une perspective juridique au débat.

Le suivi de la finance illicite doit en effet composer avec les règles de confidentialité, de procédure, de lutte contre le blanchiment et de protection des droits individuels.

L'enjeu consiste à concilier efficacité des contrôles et respect des cadres juridiques existants.

TRON modère la discussion

Le panel était modéré par John Hurston, General Counsel de TRON.

La présence de TRON est notable dans un débat portant sur les flux onchain, le réseau étant largement utilisé pour les transferts de stablecoins.

Le communiqué ne fournit toutefois pas de nouvelles données chiffrées spécifiques sur l'activité illicite de TRON.

La DSA met en avant une approche tournée vers la politique publique

La Digital Sovereignty Alliance se présente comme une organisation à but non lucratif travaillant sur les politiques publiques liées aux technologies émergentes.

Ses domaines d'intervention comprennent la blockchain, les cryptoactifs, le Web3 et l'intelligence artificielle.

Sa participation au panel s'inscrit dans son travail de recherche, d'éducation et de dialogue avec les parties prenantes publiques et privées.

Le contexte réglementaire américain reste central

Molly Woodman a également évoqué les discussions autour de la législation américaine sur la structure de marché des actifs numériques.

Selon elle, une partie importante des échanges lors de la conférence portait sur les perspectives d'adoption du CLARITY Act et sur les étapes suivantes en cas de retard législatif.

Cette déclaration reflète la position de la DSA et ne constitue pas une indication sur l'issue des travaux du Congrès.

La lutte contre la finance illicite devient un argument institutionnel

La capacité à tracer des transactions publiques est souvent présentée par l'industrie comme un avantage des blockchains par rapport à certains circuits financiers opaques.

Cette affirmation doit toutefois être nuancée : les techniques de brouillage, les services transfrontaliers et les transferts hors chaîne peuvent compliquer les enquêtes.

L'analyse onchain fonctionne donc généralement comme une composante d'un dispositif plus large de conformité et d'investigation.

Un débat sur l'équilibre entre innovation et surveillance

La discussion résume l'un des principaux enjeux réglementaires du secteur crypto.

Les autorités cherchent à réduire les risques de blanchiment, de fraude et de financement illicite sans bloquer les usages légitimes des technologies blockchain.

Pour les acteurs du secteur, l'enjeu est également de démontrer que les infrastructures publiques peuvent intégrer des mécanismes de conformité compatibles avec une adoption institutionnelle plus large.

Un contenu à lire comme une communication sponsorisée

L'article publié par The Block est identifié comme sponsorisé.

Il reprend donc principalement la présentation de l'événement et les positions de la Digital Sovereignty Alliance.

Il ne s'agit pas d'une analyse indépendante de l'efficacité réelle des dispositifs de surveillance onchain ni d'une évaluation de la DSA ou des autres participants.

Note éditoriale : cet article synthétise un contenu sponsorisé publié par The Block le 30 septembre 2026 et provenant de la Digital Sovereignty Alliance. Les positions sur la transparence, la conformité et la coopération public-privé reflètent principalement les messages des participants au panel. Elles ne constituent pas une évaluation indépendante de l'efficacité de ces dispositifs.