Stacks est la principale Bitcoin Layer pour smart contracts, conçue pour activer le capital latent du réseau Bitcoin (estimé à 1 000+ Md$) sans rien modifier au protocole Bitcoin lui-même. Le projet a été lancé sous le nom Blockstack par Muneeb Ali (PhD Princeton, aujourd'hui CEO de Hiro PBC) et Ryan Shea en 2017, à l'issue de la thèse de doctorat de Muneeb Ali qui posait les fondations théoriques de la couche. La motivation initiale était de construire un internet décentralisé où les utilisateurs reprennent le contrôle de leurs données face aux Google, Facebook et autres géants du Web2 (slogan affiché à l'époque : « can't be evil », en réplique au célèbre « don't be evil » de Google).
L'architecture repose sur un mécanisme de consensus original appelé Proof of Transfer (PoX) : les mineurs Stacks dépensent du Bitcoin pour gagner le droit de produire un bloc Stacks, et ce Bitcoin est redistribué aux détenteurs de STX qui participent au Stacking (verrouillage de leurs tokens pour sécuriser le réseau). Ainsi, les Stackers gagnent un rendement directement en BTC, créant un cycle vertueux où le travail des mineurs Bitcoin sécurise indirectement Stacks. Le langage de smart contracts Clarity est décidable (l'ensemble des comportements possibles est calculable à l'avance, ce qui élimine les classes d'attaques type reentrancy) et interprété (le code source on-chain est exactement ce qui s'exécute, sans étape de compilation opaque).
Le Stacks 2.0 mainnet, lancé le 14 janvier 2021, a apporté Clarity, le settlement Bitcoin et les atomic swaps avec BTC. La mise à jour Nakamoto, activée en octobre 2024, a été l'évolution la plus importante de l'histoire de Stacks : elle a réduit le block time de 10 minutes à ~5 secondes, introduit la finalité Bitcoin à 100 % (renverser une transaction Stacks confirmée nécessite désormais de réorganiser Bitcoin) et ouvert la voie à sBTC, le peg trustless 1:1 entre BTC et Stacks qui permet enfin d'écrire sur Bitcoin de manière décentralisée. L'écosystème compte plus de 30 entreprises et protocoles (Hiro, Trust Machines, Xverse, ALEX, Arkadiko, Velar, Zest Protocol, StackingDAO, Gamma), aucune entité ne détenant plus de 10 % de l'offre circulante STX. Un Grayscale Stacks Trust donne désormais aux institutionnels un véhicule réglementé pour s'exposer au token.