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Fiche projet

Mina Protocol MINA

L1 blockchain succincte · « The world's lightest blockchain » à 22 KB constants via recursive zk-SNARKs

Blockchain Layer 1 succincte fondée en 2017 à San Francisco par Evan Shapiro et Izaak Meckler (O(1) Labs). Surnommée « the world's lightest blockchain », elle maintient une taille constante d'environ 22 KB grâce à des recursive zk-SNARKs, permettant à un smartphone de faire tourner un full node. Ses smart contracts privacy-preserving (zkApps) sont écrits en TypeScript.

Mina Protocol est l'un des projets blockchain techniquement les plus ambitieux. Surnommé « the world's lightest blockchain », Mina maintient une taille constante d'environ 22 KB quel que soit l'usage, là où Bitcoin dépasse 500 GB et Ethereum 1 TB. Cette prouesse repose sur des recursive zero-knowledge SNARKs qui compressent tout l'historique de la chaîne en une preuve cryptographique compacte. Conséquence iconique : n'importe quel smartphone peut faire tourner un full node, permettant une décentralisation à grande échelle. Le projet a été fondé en juin 2017 à San Francisco par Evan Shapiro (CEO, diplômé de Carnegie Mellon en informatique, ex-stagiaire Mozilla) et Izaak Meckler (cofondateur, doctorant en cryptographie à Berkeley, spécialiste des zk-SNARKs), via la société de recherche O(1) Labs. Initialement nommé Coda Protocol, le projet a été renommé Mina le 29 septembre 2020 après une plainte de R3 (Corda) pour similarité de marque.

2017 Fondée à San Francisco (O(1) Labs)
22 KB Taille constante (recursive zk-SNARKs)
TypeScript zkApps privacy-preserving
Carte d'identité

Les informations clés en un coup d'œil

Les éléments fondamentaux à retenir sur le projet : créateur, dates, type de jeton et liens officiels.

Nom complet
Mina Protocol (ex-Coda)
Ticker
MINA (1 G, inflationary)
Genèse
Coda 2017, rebrand 2020
Co-fondateurs
Shapiro (CEO), Meckler
Société
O(1) Labs, Mina Foundation
Consensus
PoS Ouroboros Praos
Funding
~140 M$ cumulés
Site officiel
Qu'est-ce que c'est ?

Comprendre Mina Protocol en quelques minutes

Le projet, son origine et le problème qu'il cherche à résoudre, expliqués sans jargon inutile.

Mina Protocol est l'un des projets blockchain techniquement les plus ambitieux. Surnommé « the world's lightest blockchain », Mina maintient une taille constante d'environ 22 KB quel que soit l'usage, là où Bitcoin dépasse 500 GB et Ethereum 1 TB. Cette prouesse repose sur des recursive zero-knowledge SNARKs qui compressent tout l'historique de la chaîne en une preuve cryptographique compacte. Conséquence iconique : n'importe quel smartphone peut faire tourner un full node, permettant une décentralisation à grande échelle. Le projet a été fondé en juin 2017 à San Francisco par Evan Shapiro (CEO, diplômé de Carnegie Mellon en informatique, ex-stagiaire Mozilla) et Izaak Meckler (cofondateur, doctorant en cryptographie à Berkeley, spécialiste des zk-SNARKs), via la société de recherche O(1) Labs. Initialement nommé Coda Protocol, le projet a été renommé Mina le 29 septembre 2020 après une plainte de R3 (Corda) pour similarité de marque.

Le développement a été méthodique : whitepaper économique en octobre 2020, whitepaper technique en mars 2021, et mainnet officiel le 23 mars 2021 après quatre ans de recherche. La Mina Foundation a été créée en avril 2021 (board : Evan Shapiro CEO, Josh Cincinnati, Jill Carlson). Le consensus est un Proof of Stake basé sur Ouroboros Praos (variant de Cardano), avec trois rôles : les Verifiers (qui vérifient le consensus), les Block Producers (qui assemblent les blocs) et les Snarkers (qui génèrent les zk-SNARKs contre rémunération via un système d'enchères). Les smart contracts privacy-preserving, appelés zkApps (anciennement Snapps), sont écrits en TypeScript (vs Solidity), une accessibilité rare pour les développeurs. Les cas d'usage ciblés sont les protocoles d'identité ZK, le vote privé, la DeFi ZK-compliant et la vérification KYC privacy-preserving, avec une centaine de zkApps livrés sur le testnet Berkeley en 2024.

Le financement cumulé atteint environ 140 millions de dollars : 10,9 M$ en octobre 2020 (Bixin Ventures, Three Arrows Capital), 18,75 M$ via une community sale en avril 2021 (Coinbase Ventures, Polychain Capital, 3AC), puis 92 M$ en mars 2022 menés par FTX Ventures et Three Arrows Capital (avec Brevan Howard, Amber Group, Blockchain.com, Circle Ventures et Pantera). Or les deux leads, 3AC et FTX, ont fait faillite en 2022 (3AC en juillet, FTX en novembre), un signal réputationnel difficile, même si le projet lui-même est resté irréprochable. La trésorerie de la Fondation n'a pas été épuisée et O(1) Labs continue d'opérer, mais l'adoption commerciale reste décevante face à l'ambition technique, dans une concurrence ZK intense (zkSync, StarkWare, Polygon zkEVM, Scroll). La question ouverte demeure : les zkApps deviendront-ils populaires au niveau applicatif ?

Ce qui le distingue

Les piliers du projet

Quatre caractéristiques fondamentales qui définissent Mina Protocol.

22 KB constant : the world's lightest

Mina maintient une taille constante d'environ 22 KB quel que soit l'usage, là où Bitcoin dépasse 500 GB et Ethereum 1 TB, grâce à des recursive zk-SNARKs qui compressent tout l'historique. Conséquence iconique : n'importe quel smartphone peut faire tourner un full node, une décentralisation à grande échelle unique.

Cofondateurs cryptographes académiques

Evan Shapiro (CEO, Carnegie Mellon en informatique, ex-Mozilla) et Izaak Meckler (doctorant en cryptographie à Berkeley, spécialiste des zk-SNARKs) ont fondé le projet en juin 2017 à San Francisco via O(1) Labs. Des profils académiques rares pour bâtir le premier L1 mondial entièrement fondé sur les recursive zk-SNARKs.

zkApps en TypeScript accessibles

Les smart contracts privacy-preserving (zkApps, ex-Snapps) sont écrits en TypeScript plutôt qu'en Solidity, une accessibilité rare pour les millions de développeurs TS/JS. Ils permettent de vérifier des calculs off-chain sans révéler les données (identité ZK, vote privé, KYC, DeFi ZK-compliant), avec une centaine livrés sur le testnet Berkeley en 2024.

Mainnet 2021 et ~140 M$ de financement

Le mainnet a été lancé le 23 mars 2021 après quatre ans de recherche, et la Mina Foundation créée en avril 2021. Le financement cumulé atteint environ 140 M$ (Bixin, Coinbase Ventures, Polychain, FTX Ventures, 3AC, Brevan Howard, Pantera), même si 3AC et FTX ont fait faillite en 2022.

Sous le capot

Spécifications techniques

Les paramètres techniques qui régissent le fonctionnement du protocole.

Type L1 succincte (zk-SNARKs)
Taille ~22 KB constants
Consensus PoS Ouroboros Praos
Rôles Verifiers, Block Producers, Snarkers
Smart contracts zkApps (TypeScript)
Token MINA (1 G, inflationary)
Staking Sans locking ni minimum
Wallets Auro, Clorio
Histoire du projet

Étapes clés

Les grands moments qui ont façonné Mina Protocol depuis son origine.

  1. 2017

    Fondation

    En juin, Evan Shapiro et Izaak Meckler cofondent O(1) Labs à San Francisco et démarrent le projet Coda Protocol, avec l'idée d'utiliser des recursive zk-SNARKs pour compresser toute la blockchain en une preuve compacte.

  2. 2019

    Testnet et plainte R3

    Continuation du testnet et du développement. Le 24 octobre, R3 (Corda) attaque O(1) Labs en justice, jugeant le nom Coda trop proche de sa marque, ce qui pousse le projet à envisager un rebrand.

  3. 2020

    Rebrand Mina et premier funding

    Le 29 septembre, rebrand officiel de Coda en Mina pour régler le litige. En octobre, whitepaper économique et premier round de 10,9 M$ (Bixin Ventures, Three Arrows Capital).

  4. 2021

    Mainnet, Foundation et token

    Whitepaper technique en mars, puis mainnet officiel le 23 mars après quatre ans de recherche. La Mina Foundation est créée en avril, avec une community sale de 18,75 M$ et 1 milliard de MINA distribués (unlock sur 8 ans).

  5. 2022

    Levée de 92 M$ et faillites 3AC/FTX

    Le 17 mars, levée majeure de 92 M$ menée par FTX Ventures et Three Arrows Capital (avec Brevan Howard, Amber Group, Pantera). Mais les deux leads font faillite en 2022 (3AC en juillet, FTX en novembre), un signal réputationnel difficile.

  6. 2024

    zkApps sur Berkeley testnet

    Une centaine de zkApps sont livrés sur le testnet Berkeley (identité ZK, vote privé, DeFi ZK-compliant). La trésorerie de la Fondation reste intacte et O(1) Labs continue d'opérer, malgré une adoption commerciale décevante.

  7. 2026

    Question existentielle

    Au Q2, la Mina Foundation prévoit un nouveau round de zkApp grants, moment clé pour démontrer la vitalité de l'écosystème. La question ouverte demeure : les zkApps deviendront-ils populaires au niveau applicatif ?

À quoi ça sert

Cas d'usage principaux

Les utilisations concrètes du projet aujourd'hui, dans la vraie vie comme dans l'univers crypto.

Faire tourner un full node sur smartphone

Installer un wallet comme Auro ou Clorio et faire tourner un full node de Mina directement sur son téléphone, une capacité impossible avec les autres blockchains, en vérifiant toute la chaîne via la preuve succincte de 22 KB.

Staker du MINA sans locking

Staker ou déléguer du MINA via un wallet ou un exchange, sans montant minimum ni période de locking, les tokens restant liquides, pour gagner une part de l'inflation du réseau.

Développer des zkApps en TypeScript

Écrire des smart contracts privacy-preserving (zkApps) en TypeScript plutôt qu'en Solidity, pour vérifier des calculs off-chain sans révéler les données (identité ZK, vote privé, DeFi ZK-compliant).

Vérifier une identité sans révéler ses données

Utiliser un zkApp pour prouver qu'on satisfait une condition (âge, citoyenneté, statut d'investisseur) sans révéler ses informations personnelles, pour la compliance, le vote ou la vérification d'âge.

Lecture honnête

Forces & limites

Aucun projet n'est parfait : voici ce qu'il faut retenir, dans les deux sens.

Forces

  • Innovation technique radicale et unique : « the world's lightest blockchain » à environ 22 KB constants (vs Bitcoin >500 GB, Ethereum >1 TB), seul L1 en production fondé sur un système de preuves recursive zk-SNARK, permettant aux smartphones de faire tourner des full nodes.
  • Cofondateurs académiquement exceptionnels : Evan Shapiro (Carnegie Mellon, ex-Mozilla) et Izaak Meckler (doctorant en cryptographie à Berkeley), avec un CEO engagé depuis 2017 et une équipe O(1) Labs de cryptographes de haut niveau.
  • Smart contracts en TypeScript (vs Solidity) : une accessibilité rare qui facilite l'onboarding des développeurs TS/JS, avec des zkApps permettant des cas d'usage impossibles ailleurs (identité ZK, vote privé, KYC, DeFi ZK-compliant).
  • Financement solide cumulé (~140 M$) et trésorerie de la Fondation non épuisée malgré deux cycles crypto, O(1) Labs continuant d'opérer après les effondrements de 3AC et FTX.
  • Tokenomics user-friendly : pas de montant minimum de délégation ni de locking pour le staking, sur un consensus PoS Ouroboros Praos mature avec trois rôles (Verifiers, Block Producers, Snarkers).

Limites

  • Performance commerciale décevante face à l'ambition technique : l'adoption des zkApps reste limitée en production après plusieurs années de mainnet, posant la question de la pertinence commerciale du projet.
  • Signal réputationnel difficile lié aux backers : 3AC et FTX, leads des deux plus gros rounds, ont fait faillite en 2022, ce qui, malgré un projet irréprochable, complique l'association et crée des incertitudes (recoveries des estates).
  • Concurrence intense et mieux financée sur le ZK (zkSync, StarkWare, Polygon zkEVM, Scroll, Linea), avec une différence stratégique : Mina est un L1 standalone, sans composabilité DeFi avec les L2 Ethereum, ce qui peut être une faiblesse.
  • Token inflationary sans max supply cap (vs les 21 M de Bitcoin), avec un unlock de 1 milliard sur 8 ans qui crée une pression vendeuse ; le yield de staking compense partiellement l'inflation sans réelle appréciation.
  • Écosystème de développeurs encore limité malgré l'avantage TypeScript : une centaine de zkApps sur testnet reste modeste face aux milliers de DApps Ethereum, et les zk-SNARKs ont une courbe d'apprentissage abrupte.
Où le retrouver

Écosystème & accessibilité

Wallets, plateformes d'échange et infrastructures complémentaires autour du projet.

Cofondateurs et leadership

Evan Shapiro (cofondateur, CEO de la Mina Foundation depuis 2021, ex-CEO d'O(1) Labs, Carnegie Mellon, ex-Mozilla) et Izaak Meckler (cofondateur, doctorant en cryptographie à Berkeley). O(1) Labs (San Francisco) développe Mina, et le board de la Fondation réunit Shapiro, Josh Cincinnati et Jill Carlson.

Financement et backers

Financement cumulé d'environ 140 M$ : 10,9 M$ (octobre 2020, Bixin Ventures, Three Arrows Capital), 18,75 M$ (community sale avril 2021, Coinbase Ventures, Polychain) et 92 M$ (mars 2022, FTX Ventures et 3AC, avec Brevan Howard, Amber Group, Blockchain.com, Circle Ventures et Pantera). 3AC et FTX ont fait faillite en 2022.

Architecture, token et écosystème

MINA (1 milliard distribué au lancement, unlock sur 8 ans, inflationary sans cap, staking sans locking). Blockchain succincte de 22 KB via recursive zk-SNARKs, consensus PoS Ouroboros Praos et trois rôles (Verifiers, Block Producers, Snarkers). zkApps en TypeScript, wallets Auro et Clorio, audits ABDK et Least Authority.

Pour aller plus loin

Ressources officielles

Liens directs vers les sources fiables : à explorer pour creuser le sujet par vous-même.

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