Cactus Custody ajoute la Suisse à son dispositif international

Cactus Custody a annoncé le lancement d'un nouveau service de conservation d'actifs numériques en Suisse, en complément de ses opérations existantes à Hong Kong et au Bhoutan.

L'offre est exploitée par ChainTech AG, une entité enregistrée en Suisse et membre de VQF, un organisme d'autorégulation reconnu par la FINMA.

Pour Cactus Custody, cette implantation doit permettre aux clients institutionnels de choisir plus précisément la juridiction applicable à leur relation de conservation.

Le positionnement repose sur une idée simple : faire coïncider dans une même juridiction le contrat de conservation, les clés cryptographiques et les données clients.

Les clés privées doivent rester en Suisse

Selon Cactus Custody, les clés privées utilisées par l'entité suisse sont générées et conservées à l'intérieur d'une infrastructure de centres de données localisée en Suisse.

La société précise que ces clés ne sont pas sauvegardées en dehors du pays.

Le dispositif s'appuie sur des modules matériels de sécurité, ou HSM, annoncés comme conformes aux certifications FIPS 140-2 et FIPS 140-3.

Le service suisse de Cactus Custody en bref
ÉlémentDétail
OpérateurChainTech AG.
JuridictionSuisse.
Statut annoncéMembre de VQF, organisme d'autorégulation reconnu par la FINMA.
Clés privéesGénérées et conservées en Suisse.
Données clientsHébergées sur une infrastructure située en Suisse.
Actifs disponibles au lancement132 actifs numériques.
Réseaux pris en charge18 réseaux.
ServicesComptes à adresses séparées, configurations warm et cold, accès DeFi et staking ETH.

Les données clients sont elles aussi localisées

Cactus Custody indique que les données relatives aux clients du service suisse sont stockées sur une infrastructure située dans le pays.

Les communications à des tiers doivent, selon l'entreprise, intervenir dans le cadre prévu par le droit suisse et par les procédures légales applicables.

ChainTech AG indique fonctionner conformément à la loi fédérale suisse révisée sur la protection des données.

Pourquoi la localisation des clés est-elle importante ?

Pour une institution, la localisation physique et juridique des clés privées peut modifier le profil de risque de conservation. Elle détermine notamment la juridiction applicable, les procédures possibles en cas de litige et les règles pouvant encadrer l'accès à l'infrastructure cryptographique. Cela ne supprime toutefois pas les autres risques opérationnels, techniques ou de contrepartie.

Une séparation des actifs clients mise en avant

Cactus Custody affirme que les actifs des clients détenus via ChainTech AG sont séparés des actifs propres de l'entreprise, à la fois sur le plan juridique et opérationnel.

Le contenu sponsorisé renvoie au cadre suisse sur les infrastructures DLT, qui prévoit sous certaines conditions la possibilité de séparer certains crypto-actifs conservés pour le compte de clients d'une masse en faillite.

La portée précise de cette protection dépend cependant de la structure juridique du service, des conditions contractuelles et de la législation applicable.

132 actifs sur 18 réseaux dès le lancement

Le service suisse démarre avec 132 actifs numériques répartis sur 18 réseaux.

Parmi les blockchains mentionnées figurent Bitcoin, Ethereum, Solana, TRON, Arbitrum, Base, Optimism, Sui, Polkadot et Hyperliquid.

Selon Cactus Custody, l'ajout de nouveaux réseaux intervient après des évaluations juridiques et de sécurité indépendantes.

Warm wallets, cold wallets, DeFi et staking

L'offre suisse reprend plusieurs structures de comptes déjà disponibles chez Cactus Custody dans d'autres juridictions.

Elle comprend notamment des comptes avec adresses séparées pouvant fonctionner en configuration warm ou cold.

Le service prévoit également des comptes DeFi avec accès via Cactus Link ainsi que des comptes dédiés au staking d'ETH.

La Suisse comme argument de gouvernance

Au-delà de la technologie, le choix de la Suisse constitue une composante importante du positionnement commercial de Cactus Custody.

Les institutions regardent de plus en plus la juridiction qui encadre la conservation, la manière dont les actifs sont traités en cas de défaillance du prestataire et le lieu où sont hébergées les informations sensibles.

Cactus Custody cherche donc à associer une infrastructure de conservation crypto à un cadre juridique réputé lisible pour les acteurs financiers.

Une troisième juridiction pour Cactus Custody

La nouvelle implantation complète les activités déjà présentes à Hong Kong et au Bhoutan.

Cette organisation multi-juridictionnelle permet à l'entreprise de proposer plusieurs cadres de conservation plutôt qu'un modèle unique applicable à l'ensemble de sa clientèle.

Elle peut également répondre aux besoins d'institutions souhaitant segmenter leurs risques juridiques et opérationnels selon les régions.

Assurance et audits : extension encore prévue

Un point reste néanmoins en cours de déploiement.

L'assurance existante et les rapports d'audit tiers actuellement applicables aux entités de Hong Kong et du Bhoutan ne couvrent pas encore automatiquement l'entité suisse.

Cactus Custody indique qu'une extension de ces dispositifs à ChainTech AG est prévue après le lancement.

Une offre qui ne vise pas les résidents de l'Union européenne

Le contenu sponsorisé précise explicitement que les services décrits ne sont pas proposés aux résidents de l'Union européenne ni de l'Espace économique européen.

Cette restriction est importante pour éviter de confondre une implantation en Suisse avec une disponibilité automatique dans l'ensemble du marché européen.

L'éligibilité reste soumise aux juridictions concernées et au cadre applicable aux clients institutionnels.

La conservation institutionnelle devient un enjeu de juridiction

Le lancement illustre une évolution du marché de la custody crypto.

Les critères de sélection ne portent plus seulement sur la protection technique des clés, mais également sur la ségrégation des actifs, la localisation des données, les mécanismes de faillite et les obligations réglementaires du prestataire.

La concurrence entre dépositaires institutionnels se joue donc de plus en plus sur la combinaison entre infrastructure technologique et cadre juridique.

Ce qu'il faudra suivre après le lancement

Le développement du service pourra notamment être évalué à travers l'adoption institutionnelle, l'élargissement du nombre de réseaux supportés et l'extension effective de l'assurance et des audits tiers à l'entité suisse.

La manière dont les actifs sont juridiquement structurés pour chaque catégorie de clients restera également un élément important pour évaluer les protections réelles offertes.

Pour l'instant, Cactus Custody met principalement en avant la localisation suisse des clés, des données et de l'entité contractuelle comme facteur différenciant.

Note éditoriale : cet article synthétise un contenu sponsorisé publié par The Block le 30 septembre 2026. Les informations opérationnelles, chiffres de couverture et descriptions du service proviennent principalement de Cactus Custody. L'appartenance de ChainTech AG à VQF ne doit pas être confondue avec une licence bancaire ou avec une approbation générale de tous ses services par la FINMA. Les services décrits sont soumis à l'éligibilité et ne sont pas annoncés comme disponibles pour les résidents de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen. Cet article ne constitue pas un conseil financier, juridique ou fiscal.